En empruntant le bel escalier à vis menant à l’étage. Les murs de cette tourelle et les décors des marches ont bénéficié des mêmes restaurations. A noter qu’à cette époque, le 1er étage devient progressivement le niveau le plus prestigieux et que l’édification de ces tourelles d’escalier adjacentes au logis renforce le prestige des propriétaires.
Cette pièce est désignée dans les inventaires comme « chambre haute » par devers bize (au nord). Avant de restaurer les murs, il fallut démonter le sol très dégradé, ce qui permit une consolidation des poutres le soutenant. Elles étaient fracturées, et les spécialistes purent ainsi les consolider sur toute leur longueur. Le sol en terre cuite put ensuite être restitué sur une dalle armée contribuant à la solidité de l’ensemble. Quant au plafond, si une poutre avait été remplacée à la fin du 20e siècle il nous restait à mettre en place les solives et planches manquantes. On peut remarquer que pour la travée d’origine sa poutre est à peine dégrossie et que le rajout sur celle-ci d’une volige moulurée laisse supposer qu’elle fut recouverte d’un plaquage. La traverse de la croisée côté rue fut changée ainsi que ses menuiseries. De cette fenêtre, Pontus pouvait-il voir le château de Vernoble de Guillaume des Autels puisque ce dernier assurait en revanche, admirer de son château « l’orgueilleux bâtiment » de son cousin ? La belle cheminée comme celle de la salle voisine dite de la bibliothèque présente des motifs des pieds droits plus conformes aux attentes d’un édifice de la Renaissance que ceux exécutés pour les cheminées de l’étage inférieur.
Aventure humaine. Beauté. Historique.
La chambre haute
Bissy sur Fley, Saône-et-Loire (71).
Une ouverture permet de pénétrer dans un petit cabinet dit des latrines puisque celui-ci en est pourvu. Ces toilettes permettaient une évacuation par un conduit dans l’épaisseur du mur vers les fossés. A ne pas confondre avec la bretèche (dispositif défensif construit avec des pierres en saillie sur cette tour permettant de jeter des pierres sur des assaillants éventuels) qui elle, se trouve à un niveau supérieur de cette tour. Une bretèche semblable est également visible depuis la basse-cour en saillie en haut d’une tourelle. Les archères visibles ça et là et les assommoirs en surplomb de la porte sud de la basse cour confirment également la qualification du château de Bissy à la fin du moyen âge de « Maison forte à usage de défense ».
Puis le château se transforma en une « maison aux champs », lieu typique pour la Renaissance, où les nobles aimaient se retirer en pleine nature et recevoir leurs amis. Pontus de Tyard en parle bien dans son œuvre.


