Cette pièce est souvent qualifiée de salle ou de « salle basse » (dénomination retenue). Cela fait référence à l’époque médiévale où elle représentait un élément indispensable des « maisons fortes » des seigneurs ; on pouvait, par exemple, y rendre la justice, bien que pour Bissy, on mentionne plutôt un « parquet » dressé dans la basse-cour. En 2001, la salle était alors divisée en trois. Son sol était en grande partie dépourvu de ses carreaux ; ses enduits avaient presque tous disparu et il ne restait plus qu’une travée du plafond à la française. De plus la dernière poutre conservée était très endommagée dans ses parties encastrées ; elle fut ainsi « réparée » à l’aide de résines et d’armatures en fibre de verre. Les autres poutres furent taillées dans des chênes abattus sur une commune voisine. Les sols furent restaurés avec des terres cuites anciennes et les enduits refaits. Les parties d’enduits qui ont pu être conservés dans tout le logis ont été étudiés et ainsi permettre une restauration à la chaux et des restitutions de décors : faux joints gravés, badigeons teintés pour l’appareillage autour des ouvertures …
Aventure humaine. Beauté. Historique.
La salle basse
Bissy sur Fley, Saône-et-Loire (71).
Des modifications « récentes » (19ème siècle ?) ne reste plus que la porte donnant directement sur la cour ; celle-ci a été réalisée avec différents éléments de l’ancienne baie qui la précédait : une fenêtre à traverse comme à l’étage. La chapelle castrale, autre élément récurrent des maisons fortes médiévales est un témoignage du château avant sa « modernisation » au 16e siècle, tout comme le petit colombier qui le surplombe. Ses enduits ont été également refaits ainsi que son sol curieusement constitué d’un mortier de chaux et de plâtre. Son autel, faute de certitude, a été laissé dans une présentation « archéologique ».


