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L'éditorial

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L'association
Vingt ans d’une aventure humaine, ambitieuse et singulière.



L’association a été créée en 2001 par des habitants du village, grâce à l’apport généreux, pour une durée de 30 ans, renouvelable, de la famille Levasseur de Fernehem de Bournonville, propriétaire des lieux. Madame Levasseur de Fernehem en est toujours sa présidente d’honneur.
Contractualisé dans ses statuts, l’objectif de l’association consiste à :
• Mettre en lumière, dans la région et au-delà, Pontus de Tyard et son œuvre en publiant des études et recherches historiques ;
• Restaurer le château et son domaine ;
• Créer un lieu de rencontre ouvert : la liberté d’accès aux extérieurs du château doit être préservée, notamment pour la communauté des habitants du village ;
• Proposer des animations et des expositions en lien avec l’esprit de Pontus de Tyard et son époque, tout en respectant le caractère authentique et l’atmosphère paisible du village et de son château.

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Domaine de la Garenne
une évocation du domaine seigneurial



La Garenne est le nom que retient le cadastre actuel pour désigner l’ensemble des parcelles jouxtant le château.
À l'origine, la garenne est un espace réservé à certaines espèces de gibier. Initialement non clos constituée de bois, taillis ou de bruyères puis mis en défens par des murs, cet espace voit la prolifération d'animaux, dont les lièvres et lapins.
Droit régalien sous les Carolingiens puis droit seigneurial, le seigneur s'y réserve le droit de chasse. Ces espaces sont généralement à proximité d'une demeure seigneuriale. Ces garennes constituent alors un des éléments de la réserve seigneuriale distincte des vignes, vergers, futaies… La réserve seigneuriale joignant le château n’a pas gardé son intégralité de jadis. Des textes d’archives laissent penser que celle-ci était bien plus vaste et couvrait 40 arpents soit 14 à 20 ha au lieu de 5 aujourd’hui !
Par le terme de garenne, nous désignons l'ensemble des terrains confiés à l'association qui comprennent l’ancienne garenne, la futaie, ainsi que l'espace verger, vigne, et jardin.
Aujourd’hui, les visiteurs peuvent découvrir sur ce même site trois thématiques patrimoniales :
  - le patrimoine architectural avec le monument historique ;
  - le patrimoine historique et littéraire avec Pontus de Tyard ;
  - le patrimoine naturel, paysager, viticole, sensibilisation à la biodiversité.



Le jardin poétique :



Quelques critères essentiels nous ont guidés pour réaliser ce Jardin :

L’ouverture : Il est important de se rappeler que la Renaissance a bouleversé la conception de l’homme et de son environnement. La philosophie humaniste, née au XVe siècle en Italie et dont Tyard est un digne représentant, place l’homme au centre de l’Univers. Les Jardins Renaissance sont à l’image de cette évolution : ils ne sont plus clôturés de murs et ainsi coupés du monde, comme ceux conçus à l’époque médiévale.
Le jardin, au pied du château, était encore entouré de murs. Leur restauration partielle permet une vue qui s’ouvre sur la campagne et le monde environnants.

Une structure, de l’eau : Notre Jardin Poétique s’inspire des jardins Renaissance, qui comportaient plusieurs parterres avec au centre une fontaine ou un bassin. Pour faciliter l’entretien du jardin proche du colombier, nous avons choisi simplement de matérialiser quatre parterres entourant un vestige de bassin.

Des éLéments évocant Pontus de Tyard : à la place des statues antiques animant les jardins à la Renaissance, ont été installés divers éléments évocateurs :
  - un cadran solaire rappelle que Tyard était un grand astronome de son époque ;
  - un bassin fictif évoque « l’ile en mon jardin » dont Tyard parle dans ses œuvres ;
  - deux bancs de pierre invitent au repos et à la rêverie créatrice ;
  - une pergola, si appréciée à la Renaissance, espace protégé et en même temps aéré ;
  - un miroir étrange, dont les facettes reprennent les carreaux des fenêtres à meneaux du château ;
  - treize panneaux avec des extraits des œuvres de Tyard sont répartis dans le jardin.



Le sentier randocroquis :



Ce sentier, le premier installé en Bourgogne en partenariat avec l’ONF, est un parcours d’initiation au dessin pour tous. Long de 800 mètres, 15 minutes suffisent pour faire une belle promenade. Il débute à côté du château et chemine ensuite juste au-dessus des vignes et du verger conservatoires. Chacune des quatre tables à dessiner est consacrée à un thème patrimonial : le château, un grand chêne , le vignoble et la vallée de la Guye.


Le verger conservatoire


Des documents d’archive font mention de quantité d’arbres fruitiers sur le domaine.
Pontus de Tyard en fait également mention :
«Je fuy de mes amis les compagbables yeux Et dedans mon verger caché, ou dans mon Isle, langoureux ma misère en larmes je distille.»

L’association a souhaité recréer un verger et d’évoquer ainsi, ce qu’il aurait pu être au 16e siècle au temps de Pontus de Tyard.
Cette création s'est inscrite dans la démarche de sauvegarde des vergers conservatoires de la Région Bourgogne Franche-Comté.
Nous avons souhaité concilier la conservation de variétés anciennes et la possibilité de leur présence dans un tel milieu à la Renaissance.
Il nous a fallu ainsi sélectionner une vingtaine de variétés anciennes de fruitiers locaux susceptibles d'être présents au XVI° siècle à Bissy-sur-Fley;
Toutefois dans un souci conservatoire, certaines variétés anciennes, mais non attestées formellement à cette époque, ont été également retenues.

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Les vignes conservatoires
du Clos de la Garenne


Suivant les chroniqueurs, Pontus de Tyard « buvait chaque soir un grand verre de vin qu’il ne coupait jamais d’eau » (ce qui était alors encore remarquable). Toujours est-il qu’en qualité de seigneur des lieux, il se devait de recevoir dignement ses hôtes. (à noter que devenu évêque de Chalon, il défendra vivement les possessions viticoles du Chapitre à Givry.)

La vigne existe à Bissy depuis plus d’un millénaire. En effet, une charte de l’Abbaye de Cluny stipule qu’en l’an 1030 un certain Engelbert a cédé à ce monastère une partie de son domaine de Bissy avec prés, forêts et vignes.
Nous ne savons pas si l’ancienneté du clos devant le château, remonte à cette époque, voire même à une époque bien plus lointaine, au regard de toutes les traces laissées dans notre village d’occupations humaines (villas gallo-romaines, cimetière mérovingien…). Toujours est-il qu’à l’époque de Pontus de Tyard, un document de 1544 en fait mention : « … une maison et chastel fort de Bissy clouse et fermée avec un cloux de vigne devant la dite maison et une garenne et bois de haulte fuster … »

Au XVIIe, la présence de vin clairet est encore attestée dans les caves du château.

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La renaissance de ce vignoble :
une belle aventure !


Outre les partenariats à établir, et les aspects réglementaires (ces derniers faisant parfois ressembler notre projet à un parcours du combattant), il nous fallait conclure un accord équitable avec des viticulteurs motivés. Ceux-ci pratiquant une viticulture raisonnée, apportent leur professionnalisme afin de préserver ces vignes dans la durée.

Il nous a fallu aussi trouver le matériel végétal : si certains anciens cépages sont encore plantés et proviennent donc de pépiniéristes, la plupart proviennent du réseau des conservatoires viticoles notamment du domaine de l’INRA de Vassal.
Les Chardonnay proviennent de Davayé. Ils ont été greffés pour notre compte par la pépinière Jousseau à Lugny. C’est ainsi près de sept mille greffes qui ont dû y être réalisées entre 2010 et 2011.

Ce projet a été accueilli sans réserve par nos partenaires, sans doute parce que déjà, contrairement à d’autres régions, il n’existait pas encore de tels conservatoires d’anciens cépages en Bourgogne et qu’en tout cas le jumeler avec un conservatoire variétal de Chardonnay, plus « professionnel », était assez innovant.
Ce conservatoire, son rôle de sensibilisation auprès du grand public et des professionnels de la viticulture, ont été reconnus par la labellisation « Vignobles et Découvertes ».
Nos vignes accessibles et visitables en toute liberté, se situent à la confluence de l’histoire, du patrimoine et de la biodiversité. Elles contribuent modestement à enrichir le patrimoine viticole en Bourgogne du Sud.

La Renaissance de ce clos, devant le Château, avec une terre et une exposition remarquables, bénéficiant de l’attention des vignerons pendant des siècles, n’est-elle pas aussi la renaissance d’un climat bourguignon ?


Recueil publié en 1530 par Pierre Attaignant


Quand je bois du vin clairet
Ami tout tourne, tourne, tourne, tourne
Aussi désormais je bois Anjou ou Arbois
Chantons et buvons, à ce flacon faisons la guerre
Chantons et buvons, les amis, buvons donc !

 Château Pontus de Tyard 2024